La traduction automatique : panacée ou poison ?

Les agences de traduction en raffolent, les traducteurs professionnels la craignent. Que penser de la traduction automatique ?

Les origines de la traduction automatique

Il fallait, jadis, que le traducteur consulte son dictionnaire papier pour connaître la signification précise d’un terme. En effet, les mots cachent généralement plus d’une acception. Pour pallier ce processus particulièrement long, la traduction automatique a commencé à se développer. Elle devait prétendument permettre d’obtenir rapidement une traduction bon marché….

À ses débuts, la traduction automatique reproduisait un texte d’une langue dans une autre langue en utilisant la technique du mot à mot. Celle-ci a néanmoins rapidement prouvé ses limites.

La traduction automatique a donc évolué pour se baser sur des traductions humaines (vous voyez : on y revient toujours !). De gigantesques corpus de textes rédigés dans différentes langues ont été mis en parallèle. Combinés à de puissants algorithmes, cela devrait donc permettre de traduire « vite fait bien fait » et tout cela gratuitement.

Quand l’imprimeuse Davina Sammarcelli traduit l’œuvre Hamlet avec Google Translate, « Ham-let » devient « Jambon-laissé » et son auteur se prénomme désormais « Guillaume Remuepoire ». (Source)
Un résultat hilarant ? Non, une traduction gratuite !

Par ailleurs, la traduction automatique nécessite un texte original impeccable, exempt de toute erreur. Si tout le monde a droit à l’erreur ? Non ! Pas si vous souhaitez utiliser des outils de traduction automatique ! Une mauvaise grammaire, des fautes d’orthographe, des mots manquants, des phrases inachevées, etc. Ce type d’erreurs est loin d’être rare. Un traducteur peut parfaitement déceler et gérer ces problèmes, afin de produire une traduction de haute qualité. Par contre, c’est totalement impossible dans le cas d’une traduction automatique… sauf si des traducteurs s’abaissent à accepter un tarif dérisoire pour corriger la traduction automatique. On parle alors de « post editing ». Tout cela sans aborder les nuances, les subtilités, le sarcasme, les expressions idiomatiques, les ambiguïtés, les jeux de mots, les connotations, le ton… Tout autant de perles perdues lorsque l’on préfère la machine à l’homme.

Comment traduire gratuitement ?

Pourquoi ne pas tester les nombreux outils de traduction automatique ? Oubliez tout ce qui précède et lancez-vous ! Mais avant, prenez bien soin de lire les conditions générales du service… Et gare au respect de la confidentialité de vos textes…

(Source)

Négligeriez-vous vos traductions alors que les risques engendrés par une mauvaise traduction sont multiples ? Évitez-les ! Vous ne voulez assurément pas que votre réputation fasse les frais d’une mauvaise traduction !
Achèteriez-vous une voiture, dont le manuel contient des erreurs flagrantes ? Ou craindriez-vous qu’elle ait été fabriquée avec le même « soin » ?

Et vous, jouerez-vous avec l’image de votre société ?