9 pièges de traduction fréquents à éviter en tant qu’entreprise

Si votre entreprise a besoin d’une traduction, mieux vaut esquiver ces neuf pièges courants, afin d’éviter que son chiffre d’affaires et ses bénéfices ne baissent plutôt que d’augmenter.

(1) Faire réaliser la traduction par un collaborateur (qui n’est pas traducteur professionnel)

 

L’image de votre entreprise se révèle cruciale pour son bon fonctionnement. Votre entreprise doit donc faire bonne impression. Vous faites sans doute appel à un web designer spécialisé. De même, les bons de commande et les factures doivent être traités correctement. C’est pourquoi vous engagez un excellent comptable ou faites appel aux services d’un comptable indépendant professionnel.

Ensuite, vient le contenu de votre site Internet, de vos brochures, de vos manuels, de vos courriers, de vos contrats, etc., que vous faites sans doute rédiger par un rédacteur technique, un copywriter ou un juriste. Mais qu’en est-il de leur traduction ? Il y a certainement un collaborateur au sein de votre entreprise qui a appris ou connaît justement la langue requise, non ? Il peut donc certainement se charger de la traduction de ces contenus.

Drôle de raisonnement… Pourquoi ne pas passer par un traducteur professionnel qui maîtrise son domaine ?

Quel est l’intérêt de consacrer d’énormes budgets au développement de vos produits, de vos services, de vos structures techniques, de votre assistance juridique pour ensuite les gâcher avec de mauvaises traductions ?

Pour en savoir plus : Les traductions : un budget à part entière

 

(2) Utiliser la traduction automatique

 

La traduction automatique est simple, rapide et surtout très bon marché. Mais est-elle de qualité ? Son niveau suffit-il pour y associer votre image ?

Quoi qu’en disent certaines entreprises, la réponse est et reste pour l’instant négative. Cela ne signifie pas que la traduction automatique n’est pas utilisable, mais uniquement par des professionnels et pour des tâches très spécifiques.

Les traductions automatiques telles que proposées actuellement sont, en effet, presque toujours vérifiées par des traducteurs non professionnels, voire amateurs. Aucun professionnel ne s’en charge.

Sans parler des problèmes de confidentialité, de responsabilité et autres questions tues par les entreprises qui proposent de la traduction automatique.

Pour en savoir plus : La traduction automatique : panacée ou poison ?

 

(3) Ne pas faire appel à un locuteur natif

 

Quel que soit votre niveau de connaissance d’une langue étrangère, vous ne la maîtriserez jamais aussi bien qu’une personne dont elle est la langue maternelle. Confier vos traductions à un locuteur natif s’impose dès lors comme un choix logique. Pour la même raison, il est préférable de ne pas passer par l’un de vos collaborateurs qui a appris la langue étrangère.

Si vous faites appel à un traducteur professionnel ou à un bureau de traduction sérieux, vous pouvez a priori partir du principe que toutes vos traductions seront réalisées par des locuteurs natifs.

 

(4) Ne pas faire réaliser de révision

 

Même le meilleur traducteur n’est pas à l’abri d’une erreur. Personne n’est parfait. La révision est donc toujours nécessaire. Et réviser ne signifie pas ouvrir le document et le refermer aussitôt, ce qui suffit pour se conformer à la norme ISO, dont se prévalent bon nombre d’agences de traduction.

La révision ne se limite pas non plus à contrôler l’orthographe et la grammaire. Une véritable révision implique de comparer phrase par phrase le texte d’origine et la traduction.

Lorsque vous contactez une agence de traduction ou un traducteur, assurez-vous qu’une véritable révision soit effectuée. Ne croyez personne sur parole.

Pour en savoir plus : La révision : le Saint Graal

 

(5) Acheter des traductions bon marché

 

Un excellent smartphone coûte cher, de même qu’un avocat de haut vol. Similairement, les traductions de qualité sont onéreuses, ou en tout cas en donnent l’impression. Elles peuvent néanmoins être utilisées à de nombreuses fins : communiquer efficacement, conserver une excellente image de marque, augmenter vos bénéfices…

Il existe, bien sûr, des alternatives bon marché, mais celles-ci se révèlent toujours plus onéreuses à terme.

Combien de fois n’arrive-t-il pas qu’une entreprise opte pour une solution bon marché (ou pire : choisisse la traduction automatique) pour se plaindre ensuite que la traduction ne ressemble à rien. La situation se révèle encore plus désastreuse lorsque l’entreprise ne s’en rend compte qu’après un certain laps temps et est déjà passée à côté d’un important chiffre d’affaires.

Bien souvent, tout le processus de traduction doit alors être recommencé.

 

(6) Faire appel à un partenaire peu fiable

 

Lorsque vous avez besoin d’une traduction, choisissez un partenaire fiable. Il peut s’agir d’une agence de traduction, mais tout autant d’un traducteur indépendant professionnel disposant d’un vaste réseau.

Le service dont vous bénéficiez vous donne une bonne indication du travail qui sera réalisé. Le prestataire de services vous répond-il rapidement, vous fournit-il des informations complètes, fait-il preuve de proactivité, vous montre-t-il et utilise-t-il ses connaissances, vous informe-t-il, vous fournit-il précisément ce qu’il vous a promis au moment convenu, fait-il preuve de transparence quant aux personnes et moyens mis en œuvre… ? Ces nombreuses questions vous permettent de déterminer si vous êtes face à un partenaire fiable ou pas.

Le principal facteur reste bien sûr la qualité de la traduction fournie. N’hésitez pas à demander l’avis d’une personne en qui vous avez confiance. Jouez la sécurité.

Pour en savoir plus : Traducteur indépendent ou agence traduction : un choix difficile ?

 

(7) Ne pas soigner la mise en forme

 

Si vous souhaitez faire traduire une brochure, il est crucial que vous en teniez compte dès la mise en pages du texte original.

Un léger surcroît de travail en amont peut vous permettre d’éviter pas mal de tracas et de pertes de temps par la suite.

 

(8) Ne pas demander le bon type de traduction

 

Tous les textes ne doivent pas être traduits de la même manière. Tout dépend de leur utilisation. Dans des conditions exceptionnelles, la traduction automatique peut suffire, mais dans le cas de publications, qui peuvent influencer votre image, seule une traduction suivie d’une révision convient.

Vous ne savez pas avec certitude quel type de traduction choisir pour votre texte ? Votre fournisseur fiable se fera un plaisir de vous renseigner.

Petit aperçu : Les 4 types fréquents de traduction (et quand les utiliser)

 

(9) Ne pas tenir compte du traducteur professionnel

 

Le traducteur auquel vous faites appel doit respecter plusieurs normes professionnelles. Toutefois, l’attitude que vous adoptez vis-à-vis du traducteur détermine également le succès de la collaboration.

Plus vous tenez compte du professionnalisme du traducteur, meilleur sera le résultat et plus vous parviendrez efficacement à augmenter votre chiffre d’affaires par le biais des traductions ou textes en question.

Pour en savoir plus : Quelques questions souvent posées aux traducteurs indegrave;pendants professionnels